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24 Novembre Le Baptême

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Enfin ! La sortie du port du Havre. Lente. Une petite écluse et puis le chenal jusqu’au large. Un pilote est monté à bord, un remorqueur pousse le navire de 170 mètres de long. Dans la cabine de commandement, sur le pont, « on the bridge » comme ils disent, je découvre ces manœuvres, ces répétitions d’un à l’autre d’instructions de navigation, pour être certain qu’elles soient bien comprises et exécutées.

 

A minuit, deux heures après avoir quitté le quai, nous sommes en mer.

 

Ma première nuit se passe plutôt bien. Ca bouge, même parfois beaucoup, mais la plupart du temps, je dors.

 

Le réveil par contre est plus dur, la nausée, littéralement, m’envahit. Impossible de lutter, je renonce. Touristil et au lit. Ce sera le menu de ma première journée à bord.

 

Le soir, plus frais, je monte sur le pont après que le capitaine m’ait fait appeler. Il est ukrainien, comme la majorité de l’équipage, des officiers s’entend. Les marins, eux, sont philippins.

 

De nombreux bateaux nous côtoient. On est dans un véritable tunnel, l’English channel – en file et à plusieurs de front. Je regarde vaguement ce spectacle depuis ma cabine.

 

Sur le pont, le commandant est furieux. Une vedette de la marine française a obligé tous les bateaux à se détourner, alors qu’ils y a toute la place à côté. Mais comme partout, les militaires ont le dernier mot. Il me raconte quelques unes des ses aventures avec l’armée – la navy – américaine au large de la Chine, l’obligeant à se dérouter, en contradiction avec les accords internationaux. Une autre fois, par contre, 5 vaisseaux de la marine russe étaient invités pour des manœuvres conjointes en Italie. Alors qu’ils avançaient en file indienne, ils se sont arrêtés pour laisser passer son cargo, ce qui n’était somme toute que le respect des lois internationales de la marine.

 

Cette nuit on a reculé d’une heure. L’horloge de ma cabine s’est mise à l’heure toute seule, minute par minute, avec un bruit métallique de jouet d’enfant ; c’est comme si elle avait pu marcher toute seule et prendre le large.

 

La nuit a été dure. Beaucoup de roulis, des coups secs aussi, de la proue sur les vagues ou des vagues sur la proue, je ne sais pas. On a du réduire la vitesse. Après, tout s’est calmé. On navigue entre les vagues, déjà hautes, produites par une dépression à l’ouest et celles, plus petites, du vent d’Est. Naviguer à cette frontière permet de diminuer l’inconfort que produiraient des creux de vagues trop profonds.

 

Pour éviter la dépression, on s’est dérouté vers l’Est. On passera au Sud-est des Açores, alors que deux autres routes étaient possibles, au Nord-est ou en plein centre des Açores, mais elles ont été jugées trop dangereuses par le commandant.

 

 

24 de Novembro
O Batismo

 

Finalmente! A saída do porto de Le Havre. Lenta. Uma pequena eclusa e depois o canal até o alto mar. Um piloto sobe a bordo, um rebocador empurra o navio de 170 metros de comprimento. Na cabine de comando, sobre a ponte, « on the bridge », como eles falam, descubro essas manobras, essas repetições de um para o outro das instruções de navegação, para ter certeza de que elas foram bem entendidas e que serão bem executadas.

 

À meia noite, duas horas depois de termos deixado o cais, estamos no mar.

 

Minha primeira noite decorre muito bem. O navio balança, às vezes bastante, mas a maior parte do tempo, estou dormindo.

 

Já o despertar é mais difícil. O enjôo, literalmente, toma conta de mim. Impossível lutar, desisto. Dramin e cama. Esse é o menu de meu primeiro dia a bordo.

 

A noite, mais desperto, subo na ponte depois do capitão ter me chamado. Ele é ucraniano, como a maioria da tripulação. Dos oficiais, claro. Os marinheiros, estes, são filipinos.

 

Muitos barcos nos rodeiam. Estamos num verdadeiro túnel, o English channel – numa fila de várias frentes. Da minha cabine, observo vagamente esse espetáculo.

 

Na ponte, o comandante está furioso. Uma lancha da marinha francesa obrigou todos os barcos a se desviarem, porque ela está atuando, embora tenham lugar ao lado. Mas, como sempre, os militares têm a última palavra. Ele me conta algumas de suas aventuras com a marinha de guerra – a navy – americana na costa da China, obrigando-o a se desviar, infringindo os acordos internacionais. Outra vez, ao contrário, 5 navios da marinha russa tinham sido convidados para manobras conjuntas na Itália. Enquanto eles avançavam em fila, pararam para deixar passar seu cargueiro, o que não era mais do que o devido respeito às leis internacionais da marinha.

 

Essa noite, recuamos uma hora. O relógio de minha cabine se acertou sozinho, minuto por minuto, com um ruído metálico de brinquedo de criança; como se ele pudesse andar sozinho e decolar.

 

A noite foi péssima. Muito balanço, alguns golpes secos também, da proa contra as ondas ou das ondas contra a proa, não sei bem. Tivemos que reduzir a velocidade. Depois, tudo se acalmou. Navegamos entre as ondas, já altas, produzidas por uma depressão ao oeste e aquelas, menores, do vento leste. Navegar nessa fronteira permite diminuir o desconforto que os cavados de ondas profundos demais produzem.

 

Para evitar a depressão, desviamo-nos para o Leste. Passaremos a Sudeste dos Açores, enquanto duas outras rotas eram possíveis, ao Nordeste ou bem no meio dos Açores, mas estas foram julgadas perigosas demais pelo comandante.

 

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