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Jean-Pierre m’a montré ses films de voyage, sur les volcans, dans l’Antarctique ou en Birmanie. A 80 ans, il paraît inusable.

 

L’ambiance au mess philippin est animée ; de la fumée de cigarette à couper au couteau, un concert de U2 à la télé. Comme dit le commandant, quand ils ne travaillent pas, ils ne savent que jouer de la guitare et chanter au karaoké. Rien à voir avec le mess des ukrainiens, sérieux, à regarder Animal Planet en vidéo.

 

Le cuistot vient me servir son plat, le porc « Adoco », la sauce soya-citron est délicieuse. Les tranches de porc sont du gros lard, la peau, de la graisse, une mince couche de viande, encore de la graisse et puis encore un tout petit peu de viande. J’aimerais pouvoir faire des « toresmos », ces sortes de chips croquants brésiliens faits avec la peau du cochon, mais elle est molle et flasque. Je l’enlève, comme la graisse, et mange le peu de viande qui reste avec du riz et la sauce, surtout la sauce. 

 

De l’autre côté, celui du mess des officiers, ou des ukrainiens, certains s’inquiètent de ne plus me voir. Vadim m’a demandé pourquoi je n’étais pas venu manger à midi, si j’étais malade. Il a beaucoup ri quand je lui ai dit que j’avais été manger avec les matelots philippins. Et je n’ai pas bien su si c’était parce qu’il me prenait pour un fou ou si c’était pour autre chose.

 

Par morceaux, Jean-Pierre me raconte sa vie. Je découvre la Charente maritime, Royan, Saint-Georges de Didone. J’imagine cette famille de pâtissiers de pères en fils et puis soudain, comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu, un horloger. Dans ces familles, il n’y a peut-être pas de place pour deux pâtissiers et comme la place était déjà prise par le fils aîné, il ne lui restait plus qu’à partir, sur les routes de France, tour à tour apprenti, ouvrier, avant de revenir dans sa ville natale s’installer, ouvrir son propre commerce et montrer aux uns et aux autres, surtout à sa mère, qui était une sainte, comme toutes les mères, que la toquante valait bien le mille-feuilles. Peut-être est-ce un peu pour cela aussi qu’il était le chouchou de sa mère. Les mères ont une grande capacité de corriger les injustices de l’ordre social ou moral établi. Les fils aînés leur en gardent parfois une certaine rancœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

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